07 avr. 2008

4/ "Faire du funk" Pour les nuls! Avec une préface de James Brown

Le disco, c'est revival. Le funk, c'est vintage.

C'est une de ces idées qui gèrment et qui éclosent dans plusieurs têtes au même moment et à différents endroits. On à qu'a dire que c'était dans l'aire du temps. Des musiciens de tous les coins du monde qui ont eu cette révélation. Ils ont eu l'idée et l'envie de changer le monde avec la musique.

Le disco, c'est toute une époque. Le funk, c'est tout un état d'ésprit.

C'étais pas un courant musical, juste une inspiration. Pas un genre à part entière, juste un soupson de quelque chose. Une pincée de sel. Un gout sucré/salé dans une recette déja connue. Une guitare rythmique trop présente dans un morceau de Jazz, Tcheukeutcheukeutcheuk! Une basse slappé dans un morceau de blues, Baouwchicabawwaouw. Des orguent synthétiques dans un morceau de rock. Duuduud toudiidoudid! Le truc, c'étais la rythmique. Même les cuivres sont devenus funky, moins mélodique, ils ont joués juste des riffs, des petits phrasés de notes très incisives, très instinctives. Tsiiiiiinn walinwalimp! Vous mettez du blanc, ou du noir, dans un vert, juste un peu, vous avez toujours un vert. Il est simplement different. Il est plus sombre ou plus clair mais il n'est plus comme avant.

Le disco, ça revient regulièrement à la mode. Le funk ne s'est jamais démodé.

Et c'est James Brown qu'a tout foutu par terre. Outre le fait qu'il soit considéré comme le père du Funk par beaucoup, et qu'il ait été un artiste génial, il est l'inventeur officiel du P-Funk. Le pure funk. On dit que c'est lui, le premier qui à demandé à tout ses musiciens de jouer la rythmique. Tous, sans exceptions.

Le disco sent le parfum de soirée, le shampooing leger et l'after-shave de qualité. Le funk sent le chaud du corp, le musk ambré et le sexe intense.

Mais le funk n'a jamais fais que glisser, au final. Tous ceux qui ont fait le funk venaient de styles musicaux divers. Le Jazz, le Rock, le Rythm and Blues, le Blues pour ne citer que les principaux. La musique, historiquement, à toujours évolué de manière linéaire. Elle n'a jamais été qu'une succéssion de métissages entre 2 styles musicaux à la fois. Une évolution classique, pourait-on dire. Très papa-maman. Une création du missionnaire. Dans cet ordre d'idée, le Funk à été plus qu'un métissage. Il semble etre le fruit d'une fornication intensse entre tous les styles de musique de l'époque. Une partouze de musiciens n'aurait rien donné de mieux. Le résultat c'est un enfant illégitime que chaques parent voulait s'accaparer.

Le disco, c'est une chemise en satin col pelle à tarte, une paire de plateforme shoes à paillettes, un pantalon moulant pattes d'ef taille haute. Le funk, c'est juste avoir la classe.

Au final, le P-funk n'a toujours été qu'une niche. Un regroupement minoritaire. Le ton et l'ésprit de ce mouvement engendré par la rencontre de tous ces styles musicaux est repartis dans chacun de ses courants parents. Personnes n'à décidé d'élever l'enfant pour qu'il prenne son envole et trace sa propre route. Il restera toujours un peu chez ses différents géniteurs.

Le funk me fait mal au crane tellement j'en abuse mais le disco me donne mal au coeur.

Malheureusement, le mal était fait. Tout les arrangements spécifiques, les riffs, tout le concept avais été formaté dans le P-funk. A cause James Brown, le disco est né. Parce qu'il avait donné un cadre à respecter, des normes, un style. Là ou des muiciens s'étaient réunis, animés par leurs émotions, par l'envie de partager ce plaisir nouveau, lui à participé à canaliser le plaisir, à le réduir à une check-list.

Le disco, c'est le samedi soir en boite de nuit. Le funk, c'est toute la semaine. Dans l'autoradio en allant bosser, dans l'Ipod pendant la séance de sport ou sous la douche, la petite musique qu'on fredonne.

C'étais l'époque des clubs de danses et des débuts des sons synthétiques, des premières boites à rythmes. Le disco est la première musique moderne créée uniquement pour les clubs. Avant, on créait la musique pour des disques, de la tourné, de la scène ou pour la radio. Les producteurs ont compris le filon, et ils ont appliqué la méthode "James Brown".

Le disco, ça se danse. Le funk, ça se vie.

La rythmique, les riffs, le ton, le groove et les fringues, tout à été pillé aux vrais artistes de funk. Ils leur ont tout pris et ils ont tout édulcoré. Tout préparé pour les scènes de nightclub et le grand public. Il ont rendu cette culture attrayante. Plutot qu'elle ait une évolution propre à elle, Ils ont fait évoluer cette musique en fonction des envies du public. Plus de paillettes pour que ça se voit dans la nuit. Des rythmes plus fort pour que les gens bougent. Le sucré/salé du début s'est transformé en bonbon acidulé. Un goût qui éccoeur. Le funk a maturé plusieurs années et à grandit progréssivement jusqu'à son apogé. Le disco n'a duré que 5 ans.

Le disco, c'est un morceau sur une compil oubliée dans vos cd. Le funk, c'est ce morceau sortit d'ue bande original ou illustrant une pub, que vous connaissez parfaitement, qui semble sortir du passé comme le trésor d'un souvenir enfoui, et que vous n'oublierez jamais.

Posté par Kali Sempai à 23:57 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur 4/ "Faire du funk" Pour les nuls! Avec une préface de James Brown

    Faudrait peut-être que tu songe à te convertir TOTALEMENT dans la musique... Parce que à la façon dont tu en fait l'éloge, c'est limite si la musique et toi vous êtes pas mariés!

    Posté par Mushu, 18 avr. 2008 à 20:04 | | Répondre
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